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L’EMPIRE OTTOMAN

Sultan Selim III, Grand commandeur des Croyants, maître de la Sublime Porte, vous êtes à la tête du très puissant et très respecté Empire Ottoman . Prestigieux de par sa gloire passée, l’État turc est, en ce début de siècle, à la croisée des chemins .

Issu du moyen age et semblant bien prêt à intégrer les principales évolutions de " l’ère moderne ", à savoir la révolution industrielle et l’émergence des nationalismes, le vaste empire Musulman connaît pourtant, quelques problèmes d’évolution . Fondé sur des institutions et des bases qui paraissent de plus en plus inadaptées, il fonctionne grâce à plusieurs grands principes ; militaires, dynastiques et religieux . De l’évolution de ces grands principes, de leur capacité à fonctionner ensemble et à ouvrir et moderniser la structure de l’État, semble dépendre l’avenir de votre glorieux empire…

 

LE PRINCIPE MILITAIRE . LA CONQUETE .

Si tous les pays possèdent une culture militaire qui leur est propre, celle de l’empire Ottoman est si spécifique qu’elle permet également de comprendre la structure des institutions mises en place . Un point important à garder à l’esprit est que si les Turcs sont des musulmans, ils n’en sont pas, pour autant, des Arabes .

Parties du lointain sud, d’innombrables tribus nomades, parlant toutes le turc conquérir Bagdad et créèrent l’empire Seljuk . C’était en 1055 ! Et depuis, cet empire, devenu Ottoman, s’il est resté Islamiste n’est plus , seulement, un empire Arabe .

En 1453, Constantinople tomba aux mains de votre glorieux, quoique lointain, ancêtre Mohammed II le Conquérant . Puis ce fut le tour de la Grèce, de la Moldavie et de la Bessarabie ( 1520) en Europe, tandis que la Syrie, l’Égypte, une partie de la péninsule arabique, la Mésopotamie et même la majeure partie de l’Afrique du Nord passaient aussi sous le contrôle de la Sublime Porte .

Le principe militaire, par delà le moyen de conquête et de développement qu’il représente, explique comment une société composée de tribus nomades devint une société hiérarchisée et organisée .

En fait, la structure de l’état Ottoman est orientée vers la conquête et sa structure sociale et politique est imprégnée de ce qui, depuis près de deux siècles, s’est transformé en guerres défensives…

 

 

LE PRINCIPE DYNASTIQUE .

 

La règle dynastique fut le second principe d’édification des états Ottomans . En cela, les Turcs fonctionnèrent exactement comme tous les états médiévaux de l’Europe . L’empire consistait en une accumulation de conquêtes de la maison régnante . Au fur et à mesure es conquêtes, les beys devinrent sultans et furent les maîtres complets de toute la vie séculière .

Pour créer un appareil d’état sophistiqué, les Ottomans adoptèrent une grande part des institutions des nations conquises . Ainsi, la société hérita peu à peu d’un système varié comprenant, par exemple, aussi bien des mosquées que des églises, des écoles, des cours et des institutions les plus variées . Pour finir, l’empire adopta la quasi totalité de la puissante et tentaculaire bureaucratie Byzantine ; taxes, fonctions administratives et de cour, pratiques féodales et système des fiefs . De telles institutions furent, effectivement, d’excellents outils pour la dynastie .

 

 

LE PRINCIPE ISLAMISTE .

 

L’Islam est le troisième principe clé de la société Ottomane . Les lois et institutions politiques, culturelles et légales sont toutes inspirées de la loi Islamique ; la " shariat " .

Les Turcs étaient en majorité, des Sunnites et, à l’opposée des sociétés musulmanes Chiites, les institutions religieuses étaient au service de l’état séculier ! Vous êtes, comme tous les sultans passés et futurs, le représentant de Dieu sur la terre . En tant que tel vous devez donc pourvoir aux trois principaux besoins de l’état :

Ce fonctionnement, " idéal ", de la société explique l’attraction qu’exerça pendant longtemps le régime Ottoman . Juifs, Chrétiens et Musulmans adoraient le même Dieu ; les Juifs étant seulement pénalisés partiellement car, fondamentalement, n’acceptant pas la révélation, plus récente, du prophète Mahomet . Conquérants, les Musulmans tolérèrent les autres religions, à une époque ou la tolérance était plutôt rare en Europe !

L’administration Ottomane étaient, d’ailleurs, ouverte à tous . Pour la paysannerie, la domination Turque offrait une réelle stabilité et une sécurité bien réelle après des siècles de troubles …

 

 

LA STRUCTURE DE L’ETAT .

Les trois principes que nous venons d’évoqués sont censés fonctionner de concert au sein de votre empire . Vous, le sultan, chef de l’état êtes situé tout en haut de la pyramide . Juste sous votre autorité se trouve une petite classe dirigeante qui représente vos relais les plus proches (le divan et les gouverneurs, dey ou bey) .

La masse des sujets (la " raya "), est constituée, aussi bien par les Musulmans que par les non Musulmans . Les Juifs et Chrétiens bénéficient donc de la protection de l’état mais ne peuvent entrer dans l’armée, ni accéder à la haute administration proche du sultan . Toutefois, en se convertissant à l’Islam, des hommes de talent, quel que soit leur appartenance ethnique, peuvent potentiellement accéder à de hauts et puissants postes .

Ainsi, le dervisme fournit à l’armée et à l’administration une base solide de renouvellement . Ce principe, utilisé afin de renforcer les structures de l’état et de l’armée est complété, au niveau militaire et aussi administratif (local) par les timariots qui représentent le gros de l’armée du Sultan .

 

L’héritage politique et ethnique :

Par son essence divine, votre pouvoir n’a, en théorie, aucune limite, tant que la loi Islamique est respectée et appliquée . Et, dans les faits le sultan ne doit pas être un souverain absolu et omnipotent dirigeant son empire de manière abstraite . La plupart des exécutants de haut niveau sont, en fait des esclaves .

Il faut savoir que la notion d’esclaves n’est pas la même au sein de votre glorieux empire que celle, par exemple des pays européens . Chez les Ottomans, l’esclavage est basé sur la capture lors des conflits armés . Le prisonnier devenant, alors, la propriété de son ravisseur . Une fois qu’il est capturé et, pour peu qu’il se révèle être loyal, l’esclave est protégé et voit s’offrir à lui des opportunités de prise de responsabilités . Il peut ainsi progresser dans la société aussi bien comme soldat ou fonctionnaire . Ses enfants seront, eux, libres et non esclaves . De tels esclaves sont souvent récompensés de leurs bons et loyaux services par la liberté . A haut niveau, l’état est dons, également géré par de tels fonctionnaires, à ceci près que ces derniers sont, le plus souvent des eunuques, ce qui leur évite toute tentation de trahir pour se saisir d’un pouvoir qu’il ne saurait transmettre à une, bien improbable descendance .

Votre empire à donc hérité d’une riche mixité de traditions politiques et d’une vaste disparité de groupes ethniques : Turcs, Perses, Mongols, Mésopotamiens . Le tout assemblé dans le creuset de l’Islam afin de forger un instrument complexe . L’état Ottoman (comme par le passé, les états Turcs, Mongol ou Mésopotamien) repose sur le principe de l’autorité absolue du monarque .

 

Le sultan et l’adalet :

La fonction centrale du chef de l’état, le sultan, dans la théorie politique, est de garantir la justice (" l’adalet ") dans tout l’empire . L’application et l’appréciation de cette notion de justice repose sur l’interprétation personnel du souverain . Une telle idée à une origine aussi bien Turque que Perse .

Dans la théorie politique de l’Islam, le modèle du gouvernant juste est l’hébreu Salomon (et sa fameuse méthode de jugement !…), d’où, d’ailleurs, le grand nombre de Süleyman (tiré directement du prénom hébreu) dans les lignées turques . Une telle justice se veut honnête et équitable pour tous .

Cependant, " l adalet " a aussi une connotation Turco-Perse . Traditionnellement, " l’ adalet " (la justice) représente, également, la protection des faibles face à la rapacité, et la corruption d’un gouvernement prédateur ! Dans ce sens, la justice comprend donc la protection des couches sociales les plus basses de la société par rapport à l’avidité des classes dirigeantes, la corruption de la magistrature et l’iniquité de certains tribunaux .

Tout cela, toujours en théorie, devrait être votre tâche principale !

Le Sultan se doit de protéger " personnellement " son peuple des excès du gouvernement et de la corruptibilité des administrations locales ….Vaste programme !!

C’est donc pour garantir LA justice que votre pouvoir doit être absolu . Un sultan qui ne possède pas une telle autorité dépendra des autres puissants et sera sujet aux ravages de la corruption !

Cette autorité despotique doit, cependant, être mise au service de la mise en place d’un gouvernement et de lois justes et efficaces plutôt qu’à élever le suzerain au dessus des lois …

Le rôle du sultan et les principes du gouvernement :

Afin d’assurer le respect de cet " adalet ", vos lointains prédécesseurs mirent en place un certain nombre de pratiques et d’institutions au niveau de votre gouvernement central . La première fut l’établissement d’une bureaucratie directement subordonnée au sultan et, le plus souvent, formée de ses plus proches et plus fidèles amis et conseillers .

Cette bureaucratie aura pour rôle d’assurer le contrôle des gouvernements locaux, établissant, ainsi un pouvoir central fort . Cette forme et méthode de gouvernement se caractérise par les grands principe suivants :

Une telle surveillance doit, aussi s’étendre au gouvernements locaux, même lointains, où le sultan ne doit pas hésiter à intervenir pour réparer les injustices . Il est certain qu’une telle théorie se révèle inapplicable de par l’immensité de l’empire . Aussi, la plupart de vos prédécesseurs se sont ils désintéressés du maintien de la justice locale . La plupart d’entre eux ont délégué cette fonction à une administration locale et à un réseau d’espions complexe et élaboré informant la bureaucratie centrale . Ainsi ce qu’il conviendra d’appeler votre police secrète est elle une des meilleure du monde !!

Que le peuple cesse de soutenir le gouvernement et son chef et celui-ci chutera bientôt !

Aussi, le gouvernement du sultan (tout comme ses opposants !…) cultive t il assidûment l’opinion publique . Cette recherche du soutien de l’opinion n’est pas seulement fait au travers de la propagande mais, également, par des actes politiques ! Il est clair que, pour leur publicité, en dehors de l’application de la " siyaset " et des proclamations des lois et de la fiscalité, tous les sultans ont, aussi, utilisés les guerres de conquêtes . Guerres qui se sont plutôt raréfiées depuis la fin du XVIe siècle ….

Bien évidemment, les soldats ne sont pas autorisés à piller et maltraiter les paysans . Toutes les guerres de conquêtes de l’empire dans les années 1500, furent assidûment planifiées et préparées des années à l’avance . La logistique de telles opérations était exceptionnelle . Et les armées, ravitaillées de bout en bout, ne causèrent aucun dommage à la population. A cette époque, les conquérants Ottomans décidèrent que aucune conquête ne pouvait être durable sans la bonne volonté et l’adhésion de la population conquise . C’est pourquoi les guerres de conquêtes Ottomanes furent toujours relativement indolores pour les populations locales .

Les gouvernements de la Porte ont toujours pris garde à maîtriser cette opinion publique au travers de différents moyens . Le principal de ceux-ci consiste, comme dans quasiment tous les états Islamiques, en la prière du vendredi . L’un des aspects de cette prière est de prier pour la santé et la vie du chef de l’état . Cette partie de la prière n’est qu’optionnelle, aussi si elle est réalisée cela signifie que les membres de la mosquée appui le sultan, tandis que, à l’opposé son absence est un gage d’opposition ….

A travers l’empire, l’importance de cette prière (véritable baromètre de la position des Oulémas vis à vis du suzerain) sur l’opinion publique est primordiale

Le Dervisme :

Une des institution ottomane les plus exotiques est constitué par le dervisme, où la " contribution en enfants " . Il s’agit là de la recherche des talents et capacités par le biais de l’esclavage .

Quand le besoin de recrues pour l’armée se fait sentir, des enfants Chrétiens sont enlevés leurs parents et deviennent des esclaves convertis à l’Islam . On peut en compter, à travers l’empire jusqu’à un millier par an . En tant qu’esclaves, ces enfants deviennent propriété absolue du sultan .

Ils ne sont pas tous utilisés par l ‘armée . Après une éducation et un entraînement excellent, ils sont susceptibles d’occuper toutes sortes de rôles dans l’empire . Ils sont très bien traités et peuvent espérer puissance et bien être social et financier . Les plus brillants d’entre eux bénéficient d’une éducation complète comprenant aussi bien ; les lois, les langues étrangères, les sciences, l’éducation physique et les compétences administratives . Alors, ils intègrent la propre (et proche) administration du sultan .

Promus en fonction de leurs compétences, ils deviennent gouverneurs de province, administrateurs du trésor, physiciens, architectes, juges et hauts fonctionnaires de l’empire .

Si leur carrière le permet, ils peuvent se marier et leurs enfants deviendront des Musulmans libres .

Si désirables sont de telles positions que nombre de familles Chrétiennes corrompent des officiels afin de faire sélectionner leurs enfants pour le dervisme . Comme il s’agit d’un tribut sur les peuples conquis, cette pratique exclue totalement les Musulmans . Certaines familles Musulmanes intriguent et corrompent les recruteurs afin de placer leurs fils, dans l’espoir de les voir atteindrent de hautes fonctions . Quelques Oulémas proviennent d’une telle filière .

Il est fréquent que des membres du Divan ou des ministres proviennent du dervisme .

Les enfants moins doués sont, quant à eux, bien utilisés dans l’armée et, en général, intègrent le corps des Janissaires .

 

Les Janissaires :

En Turc, Janissaires (Yeniçeri) signifie nouveaux (Yeni) soldats (Ceri) . Jusqu’à la création de corps régulier et permanent, l’armée Ottoman fut composée de levées tribales loyales, avant tout, à leurs chefs de clans . Mais comme l’empire acquit bientôt le statut d’état, la création d’une armée loyale au sultan et entretenue par lui devint nécessaire . En 1574, fut donc créé le corps des Janissaires, fort de 20 000 hommes à ses débuts .

Par l’intermédiaire du dervisme, les sultans constituèrent rapidement une troupe d’élite qui devint à la fois le fer de lance de l’armée et l’un des instruments majeurs de la stabilité du régime .

Les membres du corps des Janissaires obéissaient, à l’origine, à des lois spéciales (comme l’impossibilité de se marier) qui les gardaient à l’écart de la société civile et de sa vie quotidienne mais, également à une discipline de fer qui en fit rapidement une unité crainte et respectée partout dans le monde connu .

Les 100 000 hommes qui composent ces unités, actuellement, gardent les forteresses et positions clés de l’empire en temps de paix et forment le cœur de l’armée pendant les guerres . Une multitude de spécialistes (comme des armuriers par exemple) et un corps d’artillerie (supervisé par des experts dont certains étaient des renégats européens….), leur fournit un appui important .

Mais avec le temps, aussi bien l’expertise militaire que la fidélité politique au régime se sont dégradées .

Les règles standards se sont aménagées et la discipline s’est relâchée . Le recrutement est devenu moins rigoureux (les Musulmans d’origine sont maintenant acceptés) et, à cause de leurs nombreux privilèges, les Janissaires ont commencés à abuser de leur statut . Statut qui est maintenant héréditaire…

Les mariages sont autorisés et les soldats peuvent avoir une famille . Une famille qu’il leur faut entretenir ! Aussi, afin de compléter leur solde, certains se sont lancés (l’hiver) dans des commerces variés et ont noués des liens assez forts avec la société civile, ce qui, évidemment affaiblit leur loyauté au chef de l’état . Sans même parler de leur valeur militaire .

Peu à peu, débordant largement de leur rôle initial, ils sont même devenus un facteur politique majeur de la vie de l’empire… . Les Janissaires provinciaux se comportent comme des gouverneurs (soit officiels soit de fait…) semi-indépendants, alors que ceux d’Istanbul sont devenus une force perturbatrice et turbulente .

ils sont même devenus ceux qui nomment (ou laissent nommer) le sultan ! Depuis déjà longtemps, aucun chef de l’état n’a été nommé ou n’à pu régner sans leur accord…

Se complaisant dans cette situation, ils sont opposés à toutes réformes et refusent toute modernisation de l’armée, et sont, le plus souvent, alliés avec les forces conservatrices de l’empire . µ

 

LA STRUCTURE DU GOUVERNEMENT .

Officiellement, vous êtes LE gouvernement . Vous disposez du pouvoir absolu et , au moins en théorie, êtes impliqué dans chaque décision gouvernementale . En fait, toute décision et prise de position du gouvernement est censée venir directement du sultan .

Bien que vous soyez seul responsable, l’appareil d’état est, en réalité, une énorme bureaucratie . Celle-ci est régentée par des règles rigides et complexes qui vont même jusqu’à restreindre votre propre pouvoir .

Le sommet de l’administration est occupé par le Divan, sorte de Conseil vous aidant à prendre vos décisions . Le plus puissant membre du Divan est le Grand Vizir, qui supervise en votre nom les fonctions exécutives du gouvernement . L’attribution des positions au sein de ce gouvernement n’est pas arbitraire et doit suivre des règles strictes, comme l’accord des Oulémas et de certains membres du Divan ou gouverneurs, par exemple .

Vous assumez, également, le titre de Calife, ou chef temporel de l’Islam . L’empire Ottoman contrôle les deux principales villes saintes de La Mecque et de Médine et le but principal de son gouvernement doit être la sécurité de tous les Musulmans dans le monde et, spécialement pour les pélerins se rendant à La Mecque .

 

 

LA STRUCTURE TERRITORIALE .

Comme expliqué plus haut, l’empire est issu d’une brutale création par la conquête et sa structure territoriale est totalement dédiée à ce principe . Structure de base de ce système sophistiqué et complexe qui fit de l’état Ottoman une puissance dotée d’une organisation idoine, le principe des " Timars " .

La terre représente la santé et la puissance de l’état . Tout comme les membres de l’administration sont, le plus souvent, les esclaves du sultan, la plupart des terres sont possédées par le sultan qui est aussi le représentant de Dieu . Afin de faire face aux besoins de l’état, le sultan donne l’usage temporaire de fiefs (Timars) à ceux qui l’ont aidé à mener une conquête ou une guerre .

Dans le système ottoman, la propriété de la terre est temporaire . Les bénéficiaires disposent donc uniquement de l’usufruit de ces terres, qui appartiennent toujours au sultan . Ces fiefs ne peuvent donc, théoriquement, êtres transmis aux héritiers du bénéficiaire . Par contre, l’usufruit est, lui, la plupart du temps bien transmis . Ces timariots font aussi office d’agent administratifs locaux de l’état, collectant les taxes et impôts et maintenant l’ordre en collaboration avec les cours religieuses locales . Un fief (timar) peut aller de la plus petite taille (si il ne fournit qu’un seul cavalier pour l’armée du sultan) à la plus grande ; si son titulaire jouit d’importantes responsabilités dans la structure de l’empire .

Destiné à favoriser l’intégration et la puissance territoriale, ce système de " fiefs " et de vassalisation comporte quatre types de propriétés

LA STRUCTURE RELIGIEUSE .

 

Poutre principale du développement de l’empire ottoman, la structure religieuse est essentielle dans la vie sociale, politique et économique de votre état .

L’Islam divise le monde en deux parties . Le monde de l’Islam et ses habitants et le monde des hérétiques . Les distinctions de nationalités ne sont guère importante . La vie des masses sous l’administration ottomane est définie et régie par trois critères principaux :

 

 

L’EMPIRE A L’AUBE DU XIXe SIECLE .

 

Après avoir passé en revue la structure complexe de votre empire, vous ne pouvez vous empêcher de constater que ce système idéal ne fonctionne plus !!

Pourquoi, depuis plus d’un siècle, l’état ottoman semble t il décliner ? Il semblerait bien que de nombreuses limites aux principes militaire, dynastique et Islamiste se soient faites jour ! Et, quand ces limites ont étés franchies, ces mêmes principes qui avaient si bien fonctionnés ensemble pendant de nombreux siècles ont donnés naissance à ce qu’il faut bien appeler un " dynamique de l’échec " …

LES RAISONS DU DECLIN :

Ce déclin semble avoir commencé à la fin du XVIe siècle . Il serait la conjonction d’une myriade de facteurs interdépendants dont le plus important semble être la démission de l’aristocratie Turco-Islamique et la dégénérescence de la capacité et de l’honnêteté des sultans et de leur classe dirigeante . Les produits du dervisme, divisés en plusieurs factions politique luttant pour le pouvoir, ont manipulés les sultans et utilisés le gouvernement pour leur propre bénéfice . La corruption, le népotisme, l’inefficacité, la mauvaise gestion et les injustices se sont répandues…

La promotion basée sur le mérite et qui fut la marque dominante de l’administration ottomane se fait de plus en plus rare ! La corruption sévit dans toutes les provinces ou les personnages officiels vont maintenant (par corruption) en quelque sorte " acheter " leur charge, puis taxer la population pour leur propre compte afin de se rembourser !!!

Le fonctionnement de la justice est, également de plus en plus vicié par les pots de vins et les pressions et intérêts de toute sorte .

 

L’ÉMIETTEMENT DU POUVOIR CENTRAL :

La faiblesse du pouvoir central, illustré par un certain déclin militaire, se caractérise également par la perte de contrôle du gouvernement sur la plupart des provinces ! Chaque gouverneur ou potentat local agissant quasiment comme un suzerain indépendant . Administrant pour leur propre compte des régions entières, ils règnent en s’affranchissant quasiment des souhaits et directives du sultan de Constantinople . Grâce à la faiblesse militaire du sultan et au soutien des populations locales (qui préfèrent leur suzeraineté à celle de l’administration corrompue de la capitale), nombreux sont les gouverneurs locaux qui ont pu se construire une base de puissance solide . Dorénavant, la plupart d’entre eux lèvent leur propre armée et collectent leur propres taxes et impôts, n’envoyant qu’une contribution nominale au trésor impérial …

LE SURSAUT DU XVIIe SIECLE :

Dans la seconde moitié du XVIIe les vizirs de la grande famille Koprulu tentèrent d’éradiquer la corruption et d’améliorer l’efficacité administrative et militaire . Ils parvinrent même à stopper, un temps la spirale du déclin par l’intermédiaire de réformes pertinentes et efficaces . En 1663, les armées Turques assiégèrent même Vienne pour la seconde fois ! Mais, bientôt, les Ottomans durent faire face à une véritable coalition formée par Venise, l’Autriche, la Pologne, la Russie et la Perse . Contraints de combattrent sur plusieurs fronts, les armées Turques furent finalement battues et l’empire dut accepter une paix (traité de Karlowitz) qui lui coûta pour la première fois des territoires (dans les Balkans) . Cela signifiait bien que le temps de la conquête était passé et que celui de la défense des frontières était venu …

 

 

LES LIMITES DU SYSTEME :

LES LIMITES DU PRINCIPE MILITAIRE :

Basé sur le principe de la conquête continu, le système militaire Ottoman à atteint sa limite dès lors que la dynamique de conquête s’est interrompu . Jusque là, les victoires militaires et l’expansion territoriale formaient la base du système territorial et de la mobilisation des troupes féodales .

La conquête payait la guerre, créait de nouveaux fiefs et donc de nouveaux timariots, lesquels généraient, à leur tour de nouveaux impôts et fournissaient des combattants supplémentaires . dès lors que l’ère des conquêtes était terminée et que, aux succès succédèrent les défaites, la dynamique fut rompu et la masse des timariots et autres guerriers, privés de leurs revenus principaux devinrent une très lourde charge pour tout l’empire .

Et ce d’autant plus que, avec l’obsolescence de la cavalerie féodale, ce système de fiefs militaire fut abandonné au cours du siècle dernier et remplacer par des impôts sur le revenu fermier . Cette lourde imposition fut à l’origine de nombreuses révoltes (en Anatolie notamment) et du dépeuplement des campagnes et des villages .

LA DISLOCATION DU SYSTEME FEODAL :

Certains mêmes, essentiellement dans les Balkans, se comportent comme des seigneurs de la guerre ou des brigands ! Trop éloignés de la capitale pour êtres châtiés ou forcés à l’obéissance, ils pressurent et terrorisent les paysans ; les impôts et corvées ne cessent d’augmenter…

Intimidés ou corrompus, les autorités provinciales laissent faire et bientôt, ce qui était usufruit devient une véritable possession héréditaire . Les timariots représentants l’autorité légale, rien ni personne ne peut faire respecter la loi dans ces provinces reculées . Ces pratiques, en plus de dénaturer le climat de stabilité sociale de l’empire, réduisent notablement les revenus de l’état, le flot des impôts dus par les timars étant ainsi considérablement tarit !…Conséquence directe, les traitements des fonctionnaires de l’empire (que ce soit à Constantinople ou dans le reste du pays) sont parfois réglés en retard voir réduits ! Rendant ainsi ceux-ci encore plus sensibles à la corruption…

De la sorte, la dislocation du système militaire féodal endommage tout le reste de l’état .

UNE ARMEE DEPASSEE… :

Les bouleversements que connurent les sciences militaires dans un passé plus ou moins récent, ont considérablement réduit la puissance des forces armées Turques . L’usage intensif de la poudre et la professionnalisation de l’infanterie a rendu la cavalerie féodale obsolète . L’équipement en armes à feu de l’infanterie, devenu nécessaire n’est menée que lentement et impose de très lourdes charges financières à l’état .

Qui plus est, les Janissaires, s’ils ont grandis en effectifs et en influence politique, ont énormément perdus en qualité . Ils sont même devenus un facteur bloquant toute tentative de réforme militaire…

A l’exemple de ce corps d’élite, le reste de l’armée se révèle être séditieuse et prompte à la révolte . L’armée ressemble à une véritable horde et ne se déplace pas sans d’immenses bagages et chaque camp ressemble davantage à une petite ville, avec ses boutiques et commerçants qu’à un site militaire .

Au combat, les troupes Turques sont, peu fiables, très vites sujettes à la panique et se battent comme une armée féodale…La discipline qui faisait leur force n’est plus qu’un lointain souvenir .

L’artillerie est nombreuse mais totalement hétérogène et d’une grande lenteur . Le manque de compétences en son sein est flagrant .

La marine est aussi en grande décrépitude et comporte surtout des galères, même si les réformes entreprises, récemment, par Gâzi Hassan pacha et Kutchuk Husseyin pacha ont améliorées la situation .

LE POIDS D’UN CENTRALISME INNEFICACE:

Le rôle central du sultan affecte considérablement l’efficacité des armées ottomanes . Traditionnellement, le sultan rassemblait son armée principale à Istanbul (Constantinople) et marchait vers les provinces à châtier ou les frontières pour y porter la guerre .

La taille de l’empire rendit rapidement caduque ce système, une armée ne disposant, une fois rendue aux marches de l’état que de quelques semaines d’opérations potentielles avant de devoir retourner à ses quartiers d’hiver, imposant de véritables limites à l’efficacité du système militaire ottoman .

La solution, évoquée depuis plus de deux siècles (!), consisterait en la création d’armées régionales proches des frontières . Mais une telle décentralisation allant à l’encontre du principe dynastique (le risque de telles forces éloignées du pouvoir central étant évident…), aucun sultan ne se risqua à l’adopter…

LES LIMITES DU PRINCIPE DYNASTIQUE :

Le sultan est le cœur même de l’état ottoman . Si un sultan se révèle faible ou incompétent, c’est tout l’empire qui en subit les conséquences .

Plusieurs coutumes viennent renforcer les risques inhérents à ce type d’institution . Ainsi, afin d’éviter tous risques de guerre civile, tous les frères d’un nouveau sultan sont tués lorsque celui-ci arrive au pouvoir . Les autres membres de la maison régnante (dont le sultan est le plus vieil héritier male), sont confinés dans les cages dorées que sont palais et harems . Coupés du monde extérieur et seulement entourés de membres de l’administration, ils ne bénéficient d’aucune expérience politique et morale !

Quand son tour de régner est venu, un tel suzerain se révèle, en général un bien piètre chef d’état, livré aux intrigues des différentes factions et aux prises avec une administration " merveilleusement " corrompue !…

Si dans les dernières décennies, il y eu quelques Grand Vizirs forts et efficaces, cela fait bien longtemps qu’aucun sultan ne s’est imposé par ses qualités et sa politique …Cet état de fait laisse le pouvoir central sans véritable dirigeant et, donc, l’état sans direction aucune…

Conscient de cette décadence du pouvoir central, saurez vous, vous Sélim III, être à la hauteur de la tâche cyclopéenne qui vous attend et remettre l’état dans le bon et droit chemin ???…

 

LES LIMITES DU PRINCIPE RELIGIEUX :

La division de l’empire entre Musulmans et non Musulmans à, malgré la grande tolérance du régime, conduit à des tensions et à la mise en place d’une certaine oppression . Naturellement, les Musulmans disposent d’un bien plus grand pouvoir politique, d’un accès meilleur aux armes, de grandes facilités de corruptions et d’autres moyens encore de défendre leurs intérêts .

Ainsi, les tribunaux locaux, achetés par les seigneurs permettent à ceux-ci de dépouiller les paysans Chrétiens . Les injustices les plus flagrantes s’abattent ainsi sur les non Musulmans et tout l’empire se trouve maintenant divisé en blocs rivaux sous couverts des " millets " .

Ces rivalités ont, bien évidemment, conduits à une marginalisation de la culture Chrétienne européenne et à son refus en bloc par les élites Musulmanes . Ce qui n’est pas sans conséquences sur l’évolution technique et technologique de l’empire….

Car, si jusqu’en 1600, les sciences médicale, mathématiques et militaire Ottomane (pour ne citer que celles-ci) était au moins aussi évoluées, sinon supérieures que leur contreparties européennes, la balance a, depuis, commencée à pencher inexorablement vers l’Occident Chrétien . Rejetant toutes les avancées scientifiques extérieures au monde Musulman, les Ottomans ont finis par être dépassé dans des domaines aussi variés que la science, la métallurgie, la navigation et nombres d’autres technologies . Par exemple, la première imprimerie installée dans l’empire ne le fut pas avant 1727 .

Une telle ignorance avait, également, d’évidentes conséquences militaires et est une des causes principales de la baisse d’efficacité de l’appareil militaire Ottoman .

Socialement parlant, le clergé Musulman, de plus en plus infiltré par les fanatiques de l’ordre des Soufis, est devenu de plus en plus réactionnaire et contribue, ainsi, à renforcer l’influence des éléments conservateurs au sein de la religion et donc, partant, de la société … Influence qui, contrairement à ce qui s’est passé en Europe, n’à jamais été contestée par l’équivalent de la Réforme Protestante . Les sages et érudits, tout comme la grande majorité des Oulémas sont donc, progressivement devenus totalement conservateurs et résistants, par définition aux nouvelles idées .

 

LA CRISE ECONOMIQUE :

Alors que le monde Occidental connaissait un essor sans précédent, le monde Musulman, refusant d’évoluer connaissait, également une sérieuse détérioration de sa situation économique, basée essentiellement sur son rôle de zone d’échanges commerciaux entre l’Asie et l’Europe .

Après la découverte par les navigateurs Portugais de la route des Indes, le XVIIe siècle vit la consolidation du contrôle européen sur les voies maritimes commerciales, qui permettait d’éviter le Moyen Orient . Le commerce Ottoman se vit porter un terrible coup.

Zone de transit, par excellence, l’empire ne vit quasiment plus passer les épices d’Asie . Et bientôt, (à la fin du siècle précédent), même la route de la soie fut coupée par le conflit avec la Perse ! Les revenus commerciaux s’effondrèrent ! Et l’approvisionnement en produits élaborés en souffrit également !

Conséquence logique, l’ensemble de l’empire se spécialisa de plus en plus sur l’exportation de matières brutes sans valeur ajoutée, tandis que l’on importait de plus en plus des produits manufacturés en provenance d’Europe où ils étaient produits à bien meilleur marché .

Cette crise, renforcée par la domination technologique européenne, eu un très fort impact sur la société et l’industrie urbaine . Peu à peu, les guildes et corporations des cités ottomanes déclinèrent appauvrissant d’autant la vie sociale et les revenus de l’état .

L’inflation galopante, et cette crise économique, connue au cours du XVIIIe siècle (tout comme en Europe, mais avec des conséquences qui ne sont toujours pas résolues), combinées avec l’inévitable dévaluation de la monnaie, ont eu deux effets sociaux majeurs :

Ainsi, le fameux Ali Pacha de Jannina qui, depuis 1800, qui gouverne, presque en son nom la portion nord ouest de la Grèce, ou Osman Pasvanoglou qui contrôle tout l’ouest de la Bulgarie . Si de tels hauts personnages ne sont pas des rebelles déclarés puisqu’ils s’acquittent de quelques taxes à votre gouvernement, il n’en reste pas moins que les priver, à l’heure actuelle, de leurs titres de gouverneur et de Pacha semble totalement hors de vos moyens…

 

POLITIQUE INTERIEURE ET EXTERIEURE :

Le XVIIIe siècle connut plusieurs tentatives de réformes .

La période des Tulipes (1718-1730), marque la première véritable prise de conscience de l’émergence d’une technologie, d’une science, d’une culture et même d’un art européen, aux frontières de l’empire . Pendant un demi siècle de paix (du côté de l’Occident), l’autorité politique Ottomane connue une période d’efficacité assez importante . Les seigneurs et gouverneurs provinciaux prêtèrent une assez bonne attention aux ordres d’Istanbul . La situation de l’état se redressa et une relative période de paix et de prospérité s’étendit sur l’empire .

Les marchands levantins et grecs phanariotes s’enrichirent et gagnèrent une influence importante .

Mais, dans le dernier quart du siècle, la situation se dégrada à toute vitesse . A la crise économique s’ajoutèrent bientôt les conflits avec la Russie de Catherine II .

Cette dernière, poussant son vaste empire loin vers le sud, avait pour objectif la création d’un empire néo-Byzantin dont la capitale serait Constantinople !!…

Sans aller jusque là, la première guerre fut défavorable aux armes Turques et le traité de Kuchuk Kaynarca (1774) consacra la perte de la Crimée . C’était la première fois qu’un territoire peuplé par des Musulmans était abandonné !

Vous êtes arrivé au pouvoir, en partie grâce à Djemel Pacha, le chef des Janissaires et au Grand Mufti de Constantinople, en 1789, pendant la 2e guerre contre Catherine . Par une savante alliance avec la lointaine Suède, vous avez su stopper le conflit avant que la situation ne devienne trop critique…

Depuis le début de votre sultanat, vous avez tenté de mettre en place un programme de réformes (appelées " Nizam-i-Cedid " ou l’ordre nouveau), militaires et fiscales . Mais, pendant les dix dernières années, ces réformes sont quasiment restées au point mort, bloquées par les Janissaires (pour l’aspect militaire) et les conservateurs (pour l’aspect fiscal) .

Plus grave, peut être, votre incapacité à empêcher l’invasion de la riche province d’Egypte par Bonaparte à révélée aux européens que votre empire est réellement mal en point ! Cette invasion française vous a même contraint à adhérer à la coalition dirigée contre la France et, un comble, à opérer en Méditerranée de concert avec la flotte russe de l’amiral Ouchakov…

Vous refusez de laisser l’empire tomber au plus bas ! Même si vous êtes conscient que la société Ottomane paraît presque trop complexe pour être réformée et que les nouvelles forces qui commencent à pointer en son sein (bourgeoisie marchande grecque et autres nationalistes des Balkans, entre autres…) risquent d’exercer une poussée qui pourrait être aussi bien salvatrice que destructrice !

 

LE GOUVERNEMENT :

Votre volonté de mener les réformes nécessaires n’est pas toujours partagée par le Divan . Ce Conseil mené par le Grand Vizir, le conservateur Hadji Youssouf Zia, est pourtant composé dans sa majorité d’hommes de confiance qui soutiennent votre politique . Mais le poids politique du Grand Vizir combiné à celui de Mehmet Pacha et des Janissaires bloque toute velléité de réforme effective . Il faut dire que l’opposition des conservateurs reste très influente au sein de l’administration et que la majorité des gouverneurs provinciaux s’accommodent fort bien d’une situation de faiblesse de l’administration centrale qui leur laisse les mains libres…

GRAND VIZIR & MINISTRE DE LA POLICE : Grand Vizir Hadji Youssouf ZiaTendance Grand Vizir – Cet ancien gouverneur de Belgrade est également un brillant général et un excellent diplomate . Son influence dans tous les domaines est considérable – Il marque une volonté flagrante d’indépendance vis à vis de votre politique à laquelle il s’oppose d’autant plus facilement qu’il est assuré de l’appui de la majorité des conservateurs . En tant que Grand Vizir, il a la haute main sur la majeure partie de l’administration et de la police .

MINISTRE DU COMMERCE ET DES GUILDES : Muhib EffendiTendance du sultan- Muhib Effendi est un de vos plus fidèles amis, doublé d’un administrateur et diplomate hors pair . Vous avez longtemps pensé à le nommer à un ministère plus prestigieux, mais l’opposition des conservateurs vous en a empêché . En attendant, vous espérez qu’il fasse quelques miracles économiques afin de rétablir une situation franchement déplorable…

MINISTRE DU TERRITOIRE : : Mustapha Baïrakdar Tendance réformateurs – Le chef du parti des réformateurs est un atout important dans votre jeu . Bon général et administrateur compétent et efficace, il vous paraît même, parfois un peu trop radical, voir précipité dans ses désirs de réformes.

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES : Resi EffendiTendance réformateurs – Ce brillant homme d’état est extrêmement influent politiquement parlant . Son influence vous a souvent permis de battre en brêche l’opposition des conservateurs au sein de l’administration même . Moins radical que Mustapha Baraïkdar, Resi Effendi est complètement partisan de réformer la fiscalité et l’administration . Vous pensez qu’il est appelé à jouer un rôle majeur dans la grandeur de l’empire .

MINISTRE DE LA GUERRE : Gâzi Hasan PachaTendance nationaliste – Sous ses dehors débonnaires, Gâzi Hasan Pacha est un homme terriblement froid et résolu ! Aussi bon sur terre que sur mer il est conscient que la grandeur de l’empire passe par une réforme nécessaire de l’armée et de la marine . Comme les Janissaires bloquent, pour l’instant toute tentative d’innovation au sein de l’armée de terre, il s’est attaqué, avec l’appui de son ami Kutchuk Husseyin Pacha à la rénovation de la marine . Il représente un important vecteur de développement et de progrès dans votre gouvernement .

ETAT MAJOR DE L’ARMEE : Mehmet PachaTendance Janissaires – Opposé au vieux Djemel Pacha, qui est votre soutien au sein du corps des Janissaires, Mehmet Pacha possède néanmoins, une très grosse influence sur ceux-ci . Très conservateur il bloque, toute tentative de réforme de l’armée . Homme de compromis et de luttes d’influences plutôt que véritable chef de guerre, il à toujours su contrer les directives novatrices de Gâzi Hasan Pacha .

ETAT MAJOR DE LA MARINE : Kutchuk Husseyin PachaTendance nationaliste – Excellent amiral, cet ami de Gâzi Hasan Pacha partage ses vues concernant la réforme de la marine Turque, laquelle doit vous permettre de contrer les russes en Mer Noire, les européens en Méditerranée et de remettre au pas les gouverneurs rebelles ou épris d’indépendance du Maghreb .


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