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LA GAZETTE DE GUERRE ET PAIX

RECUEIL DE NOUVELLES DU VASTE MONDE .

N°4 : Novembre – Décembre 1802

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Nos rubriques :

ð Nouvelles du monde

ð Proclamation et décret

ð Relation de la séance de clôture de la diète d’empire

ð Annonces et avis divers

ð Petites histoires qui font la grande

ð La bourse des matières premières

 

NOUVELLES DU MONDE

 

 

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PROCLAMATION ET DECRET

PRUSSE . On pousse le réarmement .

Depuis Regensburg où se tenait la diète d’Empire, le Roi de Prusse à promulgué un décret confirmant à toutes les nations Européennes la montée en puissance de l’économie Prussienne et, plus particulièrement, de l’industrie à vocation militaire . Quand on pense au climat tendu qui règne sur les relations Franco-Prussienne, force est de dire que cela n’étonne que fort peu de monde !! Sauf, peut être, ceux qui espérait un geste pour la paix. !!… " Attendu que la production de matériel militaire ressort du domaine de la sécurité même de l'Etat, et que nous ne saurions laisser une pénurie de main-d'oeuvre nous mettre en danger, Attendu que la production nationale de tissus est trop importante pour les débouchés tant nationaux qu'étrangers, Attendu que le bénéfice à l'exportation du matériel militaire est nettement supérieur à celui du textile, et que les problèmes de débouchés ne s'y rencontrent pas, J'ai décidé de réorienter fabriques et employés pour l'équivalent de 8t de matières premières, vers l'industrie d'armement. Je laisse soin au Prinz Hardenberg de prélever dans la caisse de l'Etat la somme nécessaire à ce transfert de production".  

RUSSIE . Maladresse du Tsar….

C’est à l’occasion d’une réception des plus grandiose au palais d’hiver de Saint Petersbourg que le Tsar à expliqué à sa noblesse et aux principaux personnages de l’Empire l’ orientation de Sa politique future… Très pris par ses nombreuses obligations de cette fin d’année, le Tsar ne fit qu’une brève apparition lors de la fête et à laissé son chancelier, le très réformateur Spéransky, s’adresser officiellement à l’illustre assemblée . Sans doute faut il voir à la fois la crainte du souverain d’affronter les boyards et grands nobles russes et un signe fort de sa part quant à sa volonté réformatrice inébranlable . La réaction d’hostilité, à peine dissimulée, de la foule confirma aux yeux de tous que le divorce entre le souverain et Sa noblesse était prononcé…

"Les mois précédents ont été tourné vers l'accomplissement d'une politique internationale qui voit aujourd'hui la signature d'un pool d'alliances à la fois à but sécuritaires, économiques et parfois aussi, dans l'idée de la promotion de la Paix en Europe. c'est le choix fait pour la Russie. celle d'une ambition de Paix sur l'Europe. Cela pourrait vous paraitre utopique, pourtant j'aime à croire que le temps prouvera les bienfaits de cette politique. Certains ont cru que je sacrifiais ma foi pour je ne sais qu'elle folie impardonnable... maintenant, la paix est sur notre frontière sud, ou nous ne pouvons plus que gagné qu'un allié car nous y aurions sinon trouvé la mort ou l'abandon de toutes autres ambitions. En effet, nous allons pouvoir redistribués nos forces, envisager de sécuriser toutes nos frontières et éviter d'avoir sur nos frontières, une guerre en pemanence... nous garderons enfin les moyens de nous projeter là ou le besoin se fait sentir. pour ceux qui craigne que j'ai perdu la tête, je vais encore leur faire tourner la tête... en effet, La Russie n'est pas un pays qui peut se permettre de faire des emprunts de temps à autre pour monter une armée en cas de besoin. nous n'avons pas la possibilité de créer plus de deux divisions pas an... peut-on croire que nous pourrons effacer ainsi les pertes d'une guerre future? il faut réformer différentes choses... d'abord, la retraite dans l'armée. celà pour deux objectifs: rajeunir les cadres et les soldats dans l'armée, ensuite de donner à nos braves et vieux soldats la possibilité de vivre la fin de leur vie de la manière la plus honorable possible... celà nous apportera d'autres bienfaits: l'arrivée sur nos terres nouvellement colonisée d'hommes capables de se défendre, ensuite, des hommes loyaux à la patrie, enfin, des hommes libres qui feront démarrer l'economie de ces régions par leur dynamisme. un rapport doit etre fait à ce sujet. j'invite tout ceux qui veulent en savoir plus à venir le consulter et en discuter avec moi. ensuite, pour la levée des hommes, il faut renforcer nos capacités d'enrolement, et celà ne peut et ne pourra se faire qu'en renforcant nos capacités financières... c'est la grande faiblesse de notre état. aussi, j'envisage dans l'année qui vient de procéder à une grande réforme économique et financière... elle se fera à titre d'essai sur 3 provinces de notre empire. une grande provinces économique, une faible nouvellement colonisée et une intermédiaire. en effet, un rapport à ce sujet doit nous etre remis dans les prochains jours. ce rapport, doit nous donner les assurances que la création d'une grande banque russe nous permettra de renforcer le pourvoir financier de la Russie. ainsi, notre capacité d'investissement sera à la hauteur de nos ambitions. elle assurera notre développement industriel, celui de nos colonies et surtout de nos grandes et merveilleuses provinces. enfin, tout les membres de cette assemblée verra la possibilité d'emprunter à cette banque pour lui donner les moyens de se lancer à la conquète d'un marché nouveau: la finance, l'industrie, la grande culture, le commerce international, faisant de vous et de notre empire, enfin une puissance moderne!!! d'ici un an ou deux, vous tous, pourrait augmenter à un taux faible, vos capacités d'investissements pour devenir des hommes d'affaires... Je ne cache pas que cette réforme bancaire sera aussi au niveau de l'impot... en effet, les provinces sur lesquelles l'expérience se fera, verra la moitié des paysans serfs, devenir libres en meme temps que l'administration de ces provinces verra l'ouverture d'une succursale de la banque nationale Russe. l'impot portera alors exclusivement sur ces paysans libres, liberant ainsi les grands propriétaires d'une partie de leurs impots. à terme, notre revenu nationale doit voir ses capacités augmentées pour nous permettre de moderniser notre infrastructures d'armement et voir à l'horizon de 1806 la mise en place par an de 50000 hommes! autant de places d'officiers, de futures industries d'armenents où investir, de nouveaux marchés pour l'exploitation des matières premières... Enfin de nouveaux accords commerciaux avec nos voisins et partenaires nous ouvre en grands la voie de la modernisation. acceptons ensemble cette voie qui nous ouvrira les portes de la vraie puissance. oublions nos pieds d'argiles! "            

FRANCE . Invasion Prussienne….

Nous avons la chance, amis lecteurs, d’avoir eu copie du discours de l’envoyé exceptionnel prussien au Tribunat de France . On ne sait encore comment le Graf Von Scheer put pénétrer dans le Tribunat, et encore moins comment il eu la permission de s’adresser à l’illustre assemblée, mais le moins que l’on puisse dire est que son discours divisa le Tribunat en deux clans violemment opposés ! Il se murmure, cependant, qu’il faut voir dans ces manœuvres la patte de Barras, qui, évincé par Bonaparte après Brumaire permis à l’envoyé prussien de parvenir à déclamer son discours et lui assura un réel soutien grâce à ses amis présents dans l’hémicycle . L’opposition parlementaire est donc encore bien vivante en France, malgré les différentes épurations survenues ces derniers mois…

  " Messieurs les Tribuns, je Vous salue … Je tiens tout d’abord à Vous remerciez de m’accueillir en ce lieux, car comme Vous devez le savoir, je n’ai même plus de toit à moi … Je vous remercie donc de me permettre de m’exprimer ici librement. Comme de bien entendu, je commencerais par une plainte officielle contre les manières grossières dont ont été victimes mon personnel diplomatique et moi-même. Est-ce là une nouvelle coutume française que de malmener des diplomates étrangers sans aucune forme d’explication ?? Personnellement, je ne le crois pas … J’ai assez longtemps vécu parmi vous pour savoir que ce n’est pas dans le caractère français. Alors pour quels motifs obscurs le Premier Consul nous a-t-il traité de la sorte ?? Aucun ne nous a été indiqué par la gendarmerie, trop occupé à nous rudoyer ; pas plus que par le Premier Consul, dans une lettre plus insultante encore. Alors pourquoi ?? Sur un coup de tête du Premier Consul, peut-être ?? Un élément de notre politique lui a-t-il déplut qu’il n’a su exprimer son désagrément autrement ?? Pour quelqu’un qui souhaite se faire élire dirigeant à vie, un tel emportement n’est certes pas là la meilleure publicité aux yeux de son peuple et de l’Europe … Le Premier Consul manquerait-il du sang-froid et de la modération qui distinguent les gouvernants ?? Et au-delà du caractère personnel que revêt cette expulsion, la forme qu’elle a prise va à l’encontre de toutes les civilités … La Prusse s’adonne-t-elle à de tels manquements aux bienséances protocolaires ?? Votre mission diplomatique à Berlin a-t-elle eu à se plaindre, à l’heure où nous eussions pu aisément venger l’affront qui nous fût fait, à leur dépends, d’un quelconque manquement à leur honneur ?? Non, le général Duroc pourra vous affirmer qu’il n’en ai rien !! En l’absence d’explications valables à cette expulsion, le gouvernement prussien demande excuses au Premier Consul pour son manquement aux règles de la diplomatie, et même seulement de l’étiquette. Nous estimons de plus qu’il est à la charge du gouvernement français de ré-ouvrir notre ambassade à Paris, afin de témoigner de l’esprit d’ouverture français, et de permettre à nos dirigeants de s’expliquer sur cette regrettable affaire !! Encore une fois, Messieurs, je vous remercie de l’audience que vous m’avez fait l’honneur de bien vouloir m’accorder … "

 

 

RELATION DE LA SEANCE DE CLOTURE DE LA DIETE D’EMPIRE

Regensburg – Si, à juste titre, l’Autriche peut se rengorger de l’heureuse issue de cette diète, il n’en reste pas moins vrai que ce revirement fut en partie imposée par la position inébranlable des autres membres du Saint Empire . Position cristallisée autour de la Prusse, que, observateur neutre que nous sommes, nous saluons ici comme l’instigateur de ce que d’aucuns pourront appeler le " début du renouveau " ! Renouveau, non seulement de l’Empire mais bel et bien de l’Allemagne !… Les Résolutions mises à l’ordre du jour étaient les suivantes :

     

  1. Résolution Autrichienne :

Renouveau du SEG :

  1. Résolution Bavaroise :
  2. Demande du titre de Roi , soutien de l’Autriche

  3. Résolution Saxe :

Demande du titre de Roi, soutien de l’Autriche

 

Les tractations qui eurent lieu autour du palais Impérial, pendant plus de deux mois ne nous sont guères connues, mais il est clair que la nouvelle position prise par l ‘Empereur permit à tous de se rallier à une unanimité que nul n’osait envisager quelques semaines auparavant !… Dès le début décembre, l’Empereur François II, avait exprimé, officiellement, sa nouvelle stratégie dans la déclaration suivante : Lettre de l’Empereur du SEG aux états membres et aux grandes puissances Messeigneurs Voici donc comme promis le définition de la nouvelle résolution que l’Autriche proposera lors de la nouvelle séance de la Diète. Nous espérons du fond du cœur que cette résolution ira dans votre sens . Elle a été conçu grâce a vous tous pour le fond, nous en avons établit surtout les détails et les articles. Tout d’abord il n’y a plus de demande de dissolution, nous avons vu que ce sujet est un peu trop réformiste et même s’il était la pour recréer un nouveau pole d’alliance renforcée, il faisait peur a certain d’entre vous et notre rôle est de vous rassurer , pas de vous inquiéter . Cette résolution s’articule en 3 points : Militaire, Politique, Economique - Renforcement du rôle défensif en utilisant la " technique de l’araignée " déjà proposée lors de la séance précédente , mais cette fois dans le cadre même du SEG. Le SEG doit être non seulement un groupe défensif militaire mais aussi un groupe politique et économique pour son respect par tous. Avec ma profonde amitié François I   La séance s’est donc déroulée dans un calme et une sérénité attendue malgré quelques échanges (non moins attendus !!) entre le Roi de Prusse et l’Empereur….   SEANCE DE CLOTURE DE LA DIETE D’EMPIRE

L’Empereur se lève et déclare la séance ouverte : Il met a l’ordre du jour : LA PREMIERE RESOLUTION .

Il invite tous les intervenants a prendre la parole

Seul, le Baron Humboldt, envoyé du Roi Frédéric Guillaume de Prusse profite de l’opportunité de prendre la parole :   DISCOURS DU ROI DE PRUSSE : " Noble Assemblée ici réunie, je te salue … Avant de débattre les résolutions elles-mêmes, Mon Souverain, blessé par des attaques calomnieuses et perfides a souhaité que je réponde avant tout à ses diffamations. Les missives que l’Empereur Vous a fourni, attestées de nombreux cachets prouvant leur origine prussienne, sont bien de nous : il était inutile de déranger tant d’illustres notaires pour cela, il eut suffit de nous le demander, nous les aurions reconnu … Aurions nous à en rougir ?? Pas le moins du monde !! Ces missives furent toutes deux écrites avec sincérités … La première. L’Empereur ayant consulté notre avis sur son projet de dissolution, nous lui avons répondu que nous en débattions encore, mais que les affirmations de l’Empereur, prétendant vouloir plus d’indépendance, d’autonomie pour les peuples d’Allemagne, nous avait séduite. Malgré notre attachement au Saint-Empire, nous n’avions alors pas de raisons de douter de la sincérité de l’Empereur, d’autant que nous avions nous-même noter l’affaiblissement de cette institution. Nous ne doutions pas non plus de la volonté de l’Empereur de substituer au Saint-Empire une structure plus moderne … Nous étions donc prêt à y apporter notre soutien, mais cette missive n’était alors en rien un engagement formel !! Comment l’Empereur peut-il affirmer que " la Prusse s’est rangé a notre décision " quand je ne lis que : " Sa Majesté Friedrich-Wilhelm pèse encore le pour et le contre, mais un avis favorable à Votre proposition semble être sur le point de l'emporter ... ".

L’avis favorable allait l’emporter, oui, mais notre foi en l’Empereur s’est lézardée, puis effondrée !! Peu après cette missive où l’Empereur nous faisait part de son projet, affirmant que " chaque peuple a le droit de disposer de sa pleine liberté pour choisir ses alliances et ses amis, aussi dans le but de donner plus d’autonomie a tous nos frères d’Allemagne, nous allons proposer la dissolution pure et simple du Saint Empire Germanique ", voilà que deux de ses voisins sont annexés à l’Autriche, ce qui nous a semblé d’une logique paradoxale à celle prônée par l’Empereur. (Se tournant vers l’Empereur). Alors le doute s’est immiscé. (De retour face à l’Assemblée). Il fut de courte durée. L’appel du Landgrave de Westphalie nous ouvrit les yeux !! Je ne reproduirais pas ici les preuves accablant l’Empereur, il a eut l’obligeance de vous les faire parvenir lui-même lors de notre dernière séance. (De nouveau face à l’Empereur) Dans votre première missive au Landgrave, Vous lui proposiez ni plus ni moins qu’un Protectorat !! Il n’est nullement fait mention d’alliance, uniquement d’un protectorat : " Nous avons entendu votre appel au secours et nous vous proposons un protectorat dés le tour prochain " !! Vous prétendiez ensuite, dans Votre seconde missive, c’est à dire une fois que nous ayons nous-même proposez à ce souverain une alliance " sine canon ", qu’il ne s’agissait que d’un malentendu !?!? Proposez un protectorat : un malentendu ?? Prenez garde, Sire, de ne plus commettre ce genre de méprises, où, Dieu nous en garde, Vous nous enverrez à tous une Déclaration de Guerre pour nous invitez à la prochaine Diète !! (De nouveau face à l’Assemblée, histoire de savourer son petit effet comique).

Voilà pourquoi, Sire, d’un avis à priori favorable, nous avons reconsidéré notre point de vue en une défense acharnée des institutions du Saint-Empire !!

Passons maintenant aux allégations concernant notre zone économique, dont l’Autriche et la France ne se lassent de vouloir nous en démontrer la futilité. Mais alors, puisque celle-ci est si dérisoire, pourquoi de telles attaques ?? L’Empereur stigmatise ses critiques sur l’article III/ qui, afin d’uniformiser les taxes frontalières, limite les réductions douanières vers l’extérieurs de la zone. Pour ceux qui ne l’ont pas compris d’eux-mêmes, leurs ministres de l’économie respectifs les éclaireront : une zone économique unifiée, où tout état frontalier est libre de jouer comme il le semble avec les taxes douanières, n’a aucun sens !! Ainsi, si nous Vous proposions, Majesté, (tourné vers l’Empereur) de Vous y intégrer et que, malgré tout le dégoût que la " main mise commerciale [de la Prusse] " sur ses voisins peut Vous inspirer, Vous acceptiez. Que se passerait-il ?? Nous baisserions nos droits de douane avec Vous … et nous trouverions donc avec des droits de douane abaissé vis-à-vis des régicides, Vos partenaires commerciaux du moment !! Désolé, Altesse, mais c’est la raison pour laquelle nous ne Vous avons pas proposé de nous rejoindre et ne pouvons envisager Votre intégration avant Août 1803, puisque malgré toutes vos critiques, Vous affirmez dans la même phrase : " nous sommes on ne peut plus d’accord et nous pourrions même y adhérer si la Prusse nous le proposait ". Attitude paradoxale encore une fois … Vous méprisez notre zone de libre échange, mais souhaiteriez y entrer ??

Quant à la " main mise de notre économie " sur celles de nos voisins, demandez donc aux autres signataires de cette accords, ici présents, s’ils le regrettent ?? Nos provinces génèrent déjà 16% de bénéfices, et plusieurs nouveaux signataires se profilent !! Et déjà de nouveaux signataires se " pressent au portillon " …

Venons en maintenant, si Vous le voulez bien , au point le plus important : " Quel intérêt a ne pas crier haut et fort son avis, sa décision, a nous faire part de ses objections, de ses idées ".

Par là, Majesté, Vous nous accusez de " trahir nos idées pour d’obscures raisons qui [vous] échappent ". Pourquoi, Majesté, criant haut et fort Votre désir de laisser " chaque peuple le droit de disposer de sa pleine liberté pour choisir ses alliances et ses amis, […] dans le but de donner plus d’autonomie a tous nos frères d’Allemagne ", pourquoi, donc, n’avons nous vu qu’une politique expansionniste d’annexion de Votre part. Certes, Sire, Vous même avez criez haut et fort Votre volonté, mais Vous avez agi de manière toute opposée !!

Vous nous accusez donc de fourberie pour nous être opposé à Votre projet sans Vous le dire clairement ?? Mais, Sire, nous avons communiqué avec plus de la moitié de l’Allemagne, en ne cachant pas notre jeu !! Comment diable auriez-Vous pu ignorer notre position ?? J’ai peine à croire que les services de renseignement de Votre Altesse soit aussi inefficaces !!

Qui plus est, le Prinz von Haugwitz a envoyé missive à certains de Vos plus proches alliés et de vassaux …

Ce qui m’amène à la seconde lettre que nous Vous avons envoyé, et que Vous avez produit ici il y a deux mois. Le Prinz von Haugwitz y affirmait travailler jour et nuit à la correspondance de notre Souverain en vue de la Diète, envoyant des missives à plus de la moitié de l’Allemagne … Quoi de plus vrai ?? Nous Vous informions même que la majorité des dirigeants d’Allemagne s’était ralliés à nous … Ce qui fut indubitablement prouvé il y a deux mois !! Que reprochez-Vous donc à cette missive : elle est sans doute la plus franche, la plus honnête qui fut jamais entre nos deux pays. C’est Vous, Altesse, qui avez fait preuve de duplicité en feignant d’ignorer notre position, afin de Vous posez en " martyr " au jour de la Diète.

Ainsi, Majesté, la situation pourrait se résumer ainsi : Vous avez clamé haut et fort des idéaux que Vous avez bafoué ; et nous avons défendu ouvertement une ligne de conduite fixe, sans pour autant le claironner dans toutes les ambassades, ce dont nous n’avons, contrairement à Vous, pas le moyen !!

(Face à l’Assemblée)

Ce " droit de réponse " achevé, nous considérons pour notre part l’abcès vidé et oublierons les propos outrageant dont nous fumes victimes … J’en viens maintenant au véritable sujet de cette Assemblée : le vote des résolutions. Malgré nos différents, Sire, nous devons admettre que Vous avez su reconnaître les aspirations de Vos frères, et ce malgré Votre propre opinion. Ainsi, même si nous aurions apprécié plus de clarté concernant Votre alliance " de l’Araignée ", nous sommes favorable à une alliance militaire au sein du Saint-Empire. Votre seconde résolution, Sire, emporte par contre toute notre adhésion : cette Maison de la Diplomatie restera sans doute dans l’histoire de Votre règne comme l’un des bienfaits dont Vous fîtes don à l’Allemagne entière … Si la troisième proposition nous agrée nettement moins, nous avons reconnu suite à Votre courrier explicatif que son caractère consultatif ne représentait nulle menace pour notre activité économique actuelle. Nous ne nous y opposerons donc pas. En définitif, Messeigneurs, la Prusse engage tout ceux pour qui le Saint-Empire est et doit demeurer l’union fraternelle des peuples d’Allemagne, à voter en faveur de la résolution de l’Empereur !! L’Allemagne, en ces temps troublés, doit mettre de côté ses dissensions internes et se montrer plus unie que jamais … Je finirais en exprimant l’immense plaisir que ressentirait mon Souverain à voir l’Electeur de Saxe, homme d’une grande sagesse et ami personnel, couronné Roi. Frederic-Auguste à l’étoffe des grands hommes d’Etats, et plus qu’une joie, ce sera pour mon Souverain un honneur que de permettre, par son vote, à cet ami d’accéder à la dignité royale … Messeigneurs, une fois encore, l’avenir de l’Allemagne est entre Vos mains … "  

Malgré le caractère agressif, en son début, de son discours, l’orateur est fiévreusement applaudit . Nul ne souhaitant prendre la parole, l’Empereur se lève à son tour pour le discours de clôture et les votes des Résolutions :

Messeigneurs

ERRARE HUMANUM EST

Oui l’erreur est humaine, comme celle d’un secrétaire incompétent qui a inversé le dernier ordre du jour de notre noble assemblée . Mais aussi comme celle de votre Empereur… Oui nous l’avouons, nous n’avons pas su prendre conscience de la peur que représentait cette nouveauté dans le dernier projet de dissolution du SEG. Alors nous avons pris du temps pour réfléchir, nous avons demandé vos conseils et repris le rôle qui doit être le notre celui du rassembleur et pas celui du réformateur. Les reformes doivent se faire dans le temps et après une concertation avec tous . Notre renouveau du SEG prend la forme de 3 propositions :

Nous proposons toujours le système d’alliance dit de l’Araignée mais cette fois dans le cadre du SEG, chaque pays doit se lier avec les autres par une alliance défensive, chaque pays soit disant mineur par son nombre d’habitant mais grand par son histoire et sa valeur propre devra aller chercher des alliances avec des pays majeurs , toujours pour créer cette toile , ce filet qui prendra tous les poissons même les plus gros ou les plus voraces ! Qu’un seul pays s’allie a sa Majesté Britannique en alliance de défense et en cas d’attaque du SEG la Navy est sur nos côtes, plus besoin d’alliance compliquée, de système délicat et complexe, un réseau d’alliance défensives entrecroisée et l’objectif est atteint . Plus de dissolution puisque cela vous effraie, mais un SEG qui doit être digne du nom qu’il porte, un SEG qui ne doit pas nous faire rougir de couardise ou de honte … comme nous avons rougi sous vos insultes , oui sous vos insultes Monsieur le Landgrave de Ostfreiland,. Nous aurions été plus jeune et avec toute la fougue qui nous caractérisait a cette époque que nous vous aurions souffleté Monsieur et demandé réparation … et nous aurions eu tord car l’age apporte la raideur des articulations mais aussi la sagesse et même si vos paroles ont dépassé votre pensée , elles ont eu le mérite de nous faire réfléchir .

Grâce a cette alliance tout le SEG sera réuni non pas seulement avec ses membres comme il l’est déjà , mais aussi avec les grands pays d’Europe. Une attaque contre le plus petit d’entre nous et c’est l’Europe entière qui se lève a ses cotés !

Nous proposons la création d’une Maison de la Diplomatie, cette Maison sera situé ici dans ce palais, elle aura a sa tête un diplomate qui sera nommé chaque année par le pays désigné . Ce pays sera nous tous, a tour de rôle et par ordre alphabétique, chaque année le pays changera et nommera son diplomate . Il sera conseillé par un diplomate de chaque pays du SEG mais il prendra les décisions que lui dictera la Diète a notre nom a tous . A chaque réunion annuelle de la Diète, les décisions diplomatiques prises a la majorité seront alors considérées comme elles le sont actuellement mais son rôle sera de les porter aux pays concernées avec tout le poids du SEG a ses cotés et le soutien diplomatique de ses amis . Il n’y aura plus de contestation, de réclamation ou même de réprobation et pourquoi pas de menaces isolées de la part de tous les pays du SEG les uns après les autres mais une action unique diplomatique qui portera tout notre poids . Cela concerne bien évidement les décisions prises durant la Diète et pas celle de nos propres pays, cela va de soit.

Nous proposons la création d’une commission d’économie avancée . Cette commission sera formée par les électeurs du SEG . Elle sera réuni ici même et sera composée des meilleurs économistes de nos pays. Chaque pays non représenté dans la commission pourra choisir un pays électeur " parrain " qui représentera ses intérêts et surtout transmettra à la commission ses propositions. Cette commission aura pour rôle de réfléchir et de débattre sur une Charte Economique liant tous les pays du SEG : alliance commerciale, baisse des droits de douane, embargo, ouverture des ports commerciaux de tous le SEG a certains pays etc … Une fois une alliance établit elle la proposera aux électeurs et si ceux ci sont d’accord a l’unanimité , elle la proposera au vote a l’assemblée du SEG . En effet il faut un accord a l’unanimité pour pouvoir présenter cette proposition de Charte, la majorité ne suffit pas . Pour qu’une alliance économique soit viable elle faut qu ‘elle recueille le plus large écho possible sans léser personne. Une telle alliance sera le début d’une économie performante et moderne pour tous .

Le SEG ne doit pas être seulement un instrument militaire de défense mais aussi une puissance commune diplomatique et économique de pression pour être craint et respecté . Maintenant , on ne prononcera plus le mot SEG avec un sourire de condescendance, mais avec un visage de profond respect et cela grâce a vous tous mes amis .

Nous tenons aussi a présenter officiellement nos excuses a sa majesté le Roi de Prusse, nous avons employé a son égard un qualificatif vulgaire, qualificatif qui est en fait plus un langage de révolte du cœur envers un pays Allemand qui nous a trahit et qui voulait continuer a nous trahir avec le dépôt de certaines résolutions dont vous avez tous eu écho . La reine Louise, elle même, n’a t-elle pas employé des termes très crus envers le Premier Consul de France, s’en est elle excusée ? Vous voyez Monsieur le Roi de Prusse, même l’Empereur sait reconnaître ses erreurs et n’hésite pas a les exprimer en public… a votre différence . Nous sommes impulsif dans nos paroles, oui, mais nous sommes vrai et honnête dans nos comportements.

La Prusse , en effet voulait proposer une résolution en deux types, autant nous comprenions la première autant la deuxième était de nouveau un affront personnel a notre personne : un vote de confiance … Allons reprenez vous Sire, on ne vote pas la confiance a son Empereur, on l’écoute et on discute , comme vous l’avez tous fait lors de la dernière Diète, ou alors on rejète son Empereur, on réalise un Régicide politique, on tue celui qui vous soutient et qui vous écoute, on tue l’Ami, on tue le père, c’est cela que vous voulez Friedrich alors viens planter ton couteau toi même (l’Empereur ouvre brutalement sa tunique faisant sauter les boutons et découvrant son torse) TU QUOQUE FILLI MI (toi aussi mon fils ! ) . Ce n’était pas un vote de confiance c’est une motion de censure telle qu ‘elle se pratique dans l’état républicain et régicide qui nous voisine. Sire, nous ne vous savions pas si proche des pensées révolutionnaires pour avoir de telles idées. Mais les pays frère du SEG s’opposaient a cette résolution parricide, vous l’avez donc retiré , Sire et vous avez bien fait.

Voilà Messeigneurs les paroles du cœur, un SEG renforcé, tous les pays jouant pleinement leur rôle, un volet diplomatique et économique aussi important que le volet militaire. Tous les pays Allemands unis, ensemble dans le respect de chacun et la fierté de tous CARPE DIEM , ne reporte pas au lendemain ce que tu peux faire le jour présent !

A vous de choisir , nous vous aimons ! " Sous un tonnerre d’acclamations et d’applaudissements, la Résolution impériale est votée !!  

Mise au voix de la deuxième proposition : Proposition de royauté Bavaroise

Seul, l’Empereur fait un bref discours d’accompagnement :

" Nous vous proposons de donner votre accord dans la nomination du Duc de Bavière au rang de Roi de Bavière. La Bavière est un des Electeur du SEG, c’est un de nos amis fidèle a tous et nous sommes de tout cœur d’accord pour lui élever la Bavière au rang de royaume. "

La Résolution est votée ! L’Allemagne compte un Roi de plus …

Mise au voix de la troisième proposition : Proposition de Royauté par la Saxe

A nouveau, seul l’Empereur prononce quelques mots :

" La Saxe nous demande a tous de l’élever au rang de royaume et nous ne pouvons que donner notre accord pour une résolution de ce type . La Saxe est un grand pays et son duc un homme de prestige qui mérite grandement le titre de Roi. Nous vous laissons donc juge . "

La Résolution est votée ! L’Allemagne compte un nouveau Roi de plus …

Pour finir, l’Empereur fait présenter une missive de lui donnant la représentation au nom de l’Espagne puis annonce son départ pour Vienne et la venue pour le remplacer du comte von Auersberg , bien au courant de tous les projets de l’Empereur .

 

Aux yeux de tous, l’Empire semble uni et plus fort et le différend Austro - Prussien aplanit ! La Prusse et l’Autriche sortant toutes deux grandies de cette diète décisive dans l’histoire de l’Allemagne .  

 

 

 

 

 

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France – vente

PARIS . Chaise de poste à une place, garnie de ressorts et en bon état, à vendre. S'adresser rue N.-S.-Eustache, près celle Montmartre, n° 2, au portier.   -FRANCE- Paris - Avis sur les quinquets, lampes à courant d'air et veilleuses.

Les longues nuits d'hiver font de la lumière un objet de première nécessité : l'avantage des Lampes dites QUINQUETS en a rendu l'usage presque général. Pour en tirer toute l'utilité dont elles sont susceptibles, il faut des huiles légères et inflammables, qui ne comportent aucune odeur ni fumée, et ne charbonnent point. La MANUFACTURE D'HUILE RAFFINEE, rue Neuve-des-PETITS-Champs, la porte cochère n°s 10 et 47, entre les rues d'Antin et de Gaillon, est parvenue à donner à ses huiles un degré de perfection convenable. Les consommateurs connaissent, par expérience, la réputation méritée dont elles jouissent ; et malgré l'augmentation de tous les combustibles, la vente en est ouverte au public, dès ce jour, aux prix fixes qui suivent : S'adresser à la manufacture, qui s'est toujours refusée à avoir aucun entrepôt, afin de pouvoir garantir la pureté de ses marchandises.    Livres divers. Esprit du système de guerre moderne, ou principes de stratégie, destinés aux jeunes militaires ; avec 58 figures. Pris, 4 fr. pour Paris. A Paris, chez Bernard, libraire de l'école polytechnique, quai des Augustins, n° 31. L'auteur a divisé son ouvrage en trois parties. Dans la première, il établit et développe le principe d'une base militaire qui doit être le commencement de toutes les opérations. La seconde est destinée à déduire toutes les conséquences de ce principe, et son influence politique et militaire. La troisième est l'application de ce principe, particulièrement aux événement militaires depuis le nouveau système des nations européennes.   Les arts et les sciences : Autriche - Zoologie, une expérience d’avenir ?… France – Un progrès …Révolutionnaire… ! Le 15 de ce mois, à une heure précise, le citoyen Pochon fera l'expérience d'un ventilateur, propre à dessécher le linge et toute espèce d'étoffe en moins de deux heures, dans la plus mauvaise saison. .   Lettre ouverte : Aux auteurs du journal. - Depuis trois mois, messieurs les jeunes gens (il y en a depuis 18 jusqu'à 45 ans) commencent à se faire entendre un peu mieux que l'an passé. Quelques-uns articulent déjà assez distinctement. Dans peu, on pourra comprendre ce qu'ils disent, et l'on pourra apprendre d'eux qu'ils ont été au bois de Boulogne, ou qu'ils y vont. Ce changement est un effet de la paix, qui a rétabli les communications entre les jeunes français qui ont été à l'armée et ceux qui sont restés en France pour la consolation des dames. Les premiers disent si distinctement tel jour j'étais à Maringo ou tel jour j'étais à Hohenlinden, qu'à leur exemple il a bien fallu faire preuve de courage, et surmonter la terrible difficulté de prononcer enfin dans les mots les P, les T, les S. - Les bals ne redeviendront un plaisir que quand ils cesseront d'être un spectacle. Ils ne cesseront d'être un spectacle que quand les mères de famille diront aux maîtres de danse de leur fille : Monsieur, je ne veux pas que ma fille danse comme une femme de théâtre ; et diront à leur fille : Mademoiselle, c'est être immodeste que de se faire regarder. L'Observateur.  

 

 

PETITES HISTOIRES QUI FONT LA GRANDE

 

- ANGLETERRE - Grave dilemme culturel à Londres !!

Belcher, le fameux boxeur de Bristol, vient, dit-on, d'être engagé par les entrepreneurs du théâtre de cette ville, pour donner sur la scène des représentations de leur art. Le prix de son engagement est de dix guinées par semaine. Il a pris pour second son ancien antagoniste, Gamble ; celui-ci ne recevra que trois guinées, parce qu'il n'a qu'un rôle subalterne. On demande si Sakespeare pourra dorénavant être joué sur un théâtre où représentent Belcher et Gamble ? 

 

Angleterre. Aménagements sur une île perdue...

Jusqu'à présent on n'avait établi dans l'île de Sainte-Hélène que des signaux très imparfaits ; mais le gouvernement vient d'en faire placer sur la hauteur qui domine le principal rivage, au moyen desquels tous les habitants de la plaine et des parties intérieures de cet important établissement peuvent être avertis dans un instant, de l'apparition, de l'arrivée et du nombre des bâtiments qui se dirigent vers l'île. Le signal adopté est une espèce de croix très élevée, aux bras de laquelle on attache autant de boules, de la grosseur d'une bombe, qu'il paraît de bâtiments à la vue de ce poste. Lorsqu'un vaisseau jette l'ancre dans la baie, il salue le fort de neuf coups de canon, et son salut est répété par les batteries ; mais l'étiquette exige que le fort tire le premier, si c'est un bâtiment de la marine royale qui arrive dans ce mouillage.

République Cisalpine – Urbaines festivités à Savigliano

Les commandants d'armes du 1er arrondissement du département de la Stura, les chefs et officiers du 6e régiment de dragons, et les officiers de la 111e demi-brigade de ligne (ci-devant 1re piémontaise), se réunirent à Savigliano, chez le chef de brigade, le baron commandant le 6e régiment de dragons, pour y célébrer la paix générale et l'anniversaire du passage du Mincio, qui contribua à accélérer ce grand événement.

Il y eut en conséquence le même jour un banquet fraternel auquel assistèrent le général Compans, commandant le département de la Stura, et le commissaire des guerres Brisse. A la fin du repas, on porta les toasts suivants :

A la République française, à ses alliés.

Au pacificateur du Monde, à l'immortel Bonaparte. Puisse-t-il vivre autant que sa gloire !

Aux généraux français dont le patriotisme, les talents et le courage, ont fixé la victoire sous nos drapeaux, et illustré les armes de la République.

A tous les défenseurs de la France, dont la bravoure, la constance et le dévouement, ont fait triompher la liberté.

Aux troupes piémontaises, dignes de faire partie intégrante de l'armée française.

Au repas succéda un bal où régnèrent la joie, l'urbanité, et la décence. 

 France – considérations commerciales a propos de la Compagnie de l’Isle de France . Les îles de France et de la Réunion (ci-devant Bourbon), n'en font pour ainsi dire qu'une par leur proximité et leur situation ; on sait que la première seule a un port ; que le sucre, l'indigo, du très beau coton, du café excellent, et le girofle naturalisé depuis une trentaine d'années dans l'île, sont les productions de cette île, ainsi que de celle de la Réunion. On estime que l'exportation annuelle de ces productions peut aller à 12.000 tonneaux (on sait qu'un tonneau est une expression de compte qui veut dire 2000 livres pesant poids de marc, ou 100 myriagrammes.) Il existe en outre dans ces colonies quelques négociants dont le commerce offre des ressources aux spéculations européennes ; ils vont en effet chercher au Malabar le poivre, le coton, les toileries, le café de Moka, les drogues, les parfums de Mascate et de toute l'Arabie (1), des toiles, des mouchoirs, des indiennes et mousselines de la côte de Coromandel et du Bengale de l'indigo et du sucre de cette dernière contrée ; de Java du café qui abonde à Batavia du sucre de la même île, de la Cochinchine, des Manilles, et même de la Chine .
  1. Partout où le culte public a de la pompe, il se fait une grande consommation de parfums ; ce qui joint aux autres objets nécessaires à l'entretien des temples, à l'ornement des ministres, et aux cérémonies religieuses, fait des dépenses du culte un des plus considérables débouchés intérieurs pour l'industrie, les arts de luxe, et les travaux des manufactures. On estimait avant la révolution que les dépenses du culte en consommation annuelle de produits de l'industrie française, allaient à 45 millions. Cette ressource ne passe pas aujourd’hui 4 millions
    France – Mauvaise conscience et erreur judiciaire à Caen. On a supplicié dernièrement une jeune femme convaincue d'avoir donné la mort à son mari, étranglé dans son lit au mois de nivôse de l'année précédente. Elle avait 18 ans et son mari 68. Il l'avait épousée à 12. Lien funeste formé par un vieillard avec un enfant ! Un événement affreux a terminé cette horrible catastrophe ; cette femme avait, dans l'espoir de détourner l'accusation qui pesait sur elle, désigné Charles Pain, garçon meunier de la commune de Saint-Martin de la Besace, comme auteur du meurtre. Cette déclaration a suffi pour faire condamner un homme au dernier supplice. L'arrêt terrible, prononcé sur la déclaration d'un jury, a été confirmé par le tribunal de cassation, la procédure s'étant trouvée régulière dans les formes. L'échafaud est dressé !… Cette femme, pressée par les remords, a proclamé l'innocence de ce malheureux, au moment où il marchait au supplice. Le commissaire du gouvernement a ordonné de suspendre l'exécution ; il en a été référé au ministre. Une souscription est ouverte en faveur de l'infortuné ; ceux qui voudront prendre part à cette action bienfaisante et juste, pourront s'adresser au bureau, à Caen, chez Poisson, mère et fils, imprimeurs-libraires, rue du Commerce, où l'on tiendra un registre à cet effet. Le citoyen Lecarpentier l'a défendu avec tous les moyens que sa délicatesse et ses talents ont pu lui suggérer. Il continue de les employer pour remédier à ce malheur inexprimable. Puisse son zèle obtenir sa récompense par le succès. (Extrait du Journal du Calvados.)    France – D’aucuns disent que cela porte bonheur… Paris. Mlle BL…y, âgée de 17 ans, est tombée, le 21 nivôse, à 2 heures après-midi, dans une fosse d'aisance, où elle est restée jusqu'au lendemain. On ne soupçonnait pas ce malheur dans les recherches nombreuses que l'on a faites. Ses plaintes ont indiqué le lieu de sa chute à neuf heures du matin. Elle respirait encore lorsqu'on la retirée ; on espère de la sauver. Heureusement, cette fosse, située dans l'enclos de l'Arsenal, près de la maison Montbarrey, n'était pas trop profonde. - Cette personne intéressante a une autre sœur, une mère âgée et infirme, et deux frères qui sont hors d'état de servir par de graves blessures qu'ils ont reçue pendant leur carrière militaire. - Avis aux gens qui veulent faire le bien ! J. G. France – qui à foi en Nostradamus… ?? Prophéties. Il se dépense tous les ans à Paris une somme considérable en frais de consultation, chez les prophètes et devins, prophétesses et devineresses. Je crois bien sincèrement qu'on trouverait réponse à toutes les questions que la curiosité peut suggérer, dans un petit livre de 15 sous, qui a pour titre : Les vraies Centuries & Prophéties de Maître Michel Nostradamus, imprimées pour la première fois en 1552. Voici deux quatrains qu'on lit dans la 5me Centurie, et qui annonce très positivement l'agrandissement de la Toscane, et le rétablissement du royaume d'Etrurie, et l'avènement de Louis de Bourbon au trône.     Autriche – La publication de la correspondance d’un Chevalier de Malte trouble les esprits… Correspondance secrète d'un chevalier de Malte, sur les causes qui ont rendu les Français maîtres de cette île, et sur les événement arrivés à l'occasion du débarquement de Bonaparte dans le port de la Valette. Cette correspondance consiste en dix lettres. Le style en est véhément. le chevalier qui les écrit était indigné de la reddition subite d'une place qui pouvait tenir longtemps. Il en fait tomber le blâme sur M. de Hompesch, coupable, selon lui, d'avoir laissé en place les hommes, au moins suspects, à qui son prédécesseur, M. de Rohan, avait donné sa confiance. Il est désolé de l’anéantissement de son ordre. Cet ordre, dit-il, n'avait jamais fait de mal à personne, et dans tous les temps il avait fait beaucoup de bien. Les Maltais, à l'entendre, ont été, dans cette circonstances, des lâches et des ingrats : ils n'étaient rien, il n'avaient rien, avant que l'ordre passait de Rhodes à Malte. Ils lui doivent leur sûreté contre les Barbaresques, leur aisance, leur prospérité ; au lieu de s'opposer à la descente des Français, ils ont tiré sur leurs propres officiers, etc. etc. Toutes ces plaintes pouvaient trouver de l'intérêt avant que la paix eût rétabli Malte au nombre des Etats souverains. Une partie de ces lettres pourra pourtant encore se lire ; c'est la partie descriptive de Malte, et celle qui donne l'aperçu de l'histoire de l'ordre, le cérémonial de l'élection, etc. Il y a de violentes sorties contre les Français ; mais une note de la page 77 en fait l'excuse, en en rappelant la date. Écrites en 1797, elles ne peuvent s'appliquer au gouvernement actuel, "dont les principes sont diamétralement opposés à ceux du gouvernement qui existait alors." Au reste, que ne se dit-on pas de part et d'autre, en temps de guerre ? La paix passe l'éponge ; s'il lui faut beaucoup de temps pour réparer les grands maux, il lui en faut peu pour les petits, et de ce nombre sont les injures. La diplomatie abandonne aux coteries ce genre de souvenirs.     Etats-Unis - A Boston, on revient sur un duel meurtrier vieux d’une année, (22 novembre 1801 - A propos de la mort du fils du général Hamilton, tué en duel.) (…) Quoique le duel ne soit plus, depuis longtemps, une question indécise, et qu'il paraisse impossible de remédier aux maux qui naissent de ce genre de fureur, nous devons cependant nous affliger d'être le peuple du monde le plus exposé à ses effets. Puisqu'il est reconnu qu'on ne peut empêcher les duels, pourquoi la loi s'opiniâtre-t-elle à menacer de la mort ceux qui se rendent coupables de ce genre de délit ? Ne vaudrait-il pas mieux établir des amendes qui seraient exigées, parce qu'il n'y aurait rien d'odieux dans l'application de cette peine, que de laisser subsister une loi terrible que personne n'oserait se charger de faire exécuter, par la raison même qu'elle paraît exagérée et révoltante ? Nous avons encore à nous plaindre d'un inconvénient local, qui ne contribue pas peu à favoriser la fureur des duels. Cette contrée est, comme on le sait, divisée en petits Etats qui forment ce qu'on appelle l'Union. Il n'est pas permis de se battre dans l'étendue de l'Etat qu'on habite, sans encourir la peine prononcée par la loi, c'est-à-dire, la peine de mort. Mais pourvu qu'on ne néglige pas la petite formalité de tuer son adversaire sur le territoire d'un autre Etat, il n'y a point de châtiment à redouter. Or, il n'est pas bien difficile de sortir des limites de la juridiction dont on dépend, dans un pays où l'on compte soixante-quatre frontières. Ainsi, on s'embarque à New-Yorck dans un bateau, on traverse la rivière d'Hudson, et en arrivant sur la rive opposée, on se trouve sur le territoire du N. Gersey ; et là, on peut se donner le plaisir de se battre aussi longtemps qu'on le juge à propos, pourvu qu'on se tienne prêt à rentrer dans la nacelle, en cas de besoin. Cette formalité ne serait, on le voit, qu'une dérision, si elle n'était pas favorable à l'exécution innocente d'un délit qu'on juge digne de la peine de mort, mais qui se trouve expié par la seule traversée de la rivière.       Etats –Unis . Vaines tentatives de conversion des sauvages . On mande de Philadelphie que M. James Smith, envoyé par les églises presbytériennes parmi les sauvages de l'Ouest pour les déterminer à se faire instruire dans la religion chrétienne, n'a pas réussi dans sa mission. Ces sauvages tiennent à leurs mœurs et à leur religion autant que les Européens ; et le seul moyen de les en faire changer, serait de leur prouver que, dès cette vie, ils gagneraient beaucoup à ce changement. M. Smith se propose de publier le récit de son voyage, qui sera d'autant plus curieux, qu'il connaît parfaitement la langue des tribus qu'il a parcourues.

 

 

 

LA BOURSE DES MATIERES PREMIERES

 

 

MARCHANDISES

TONNAGE ECHANGE

PRIX MOYEN EN ECUS

Bois

8

4

Minerais

40

0,4

Matières premières

33

0,3

Produits de luxe

0

-

Equipements Militaires

28

4,9

Produits manufacturés

20

1,8